lundi 1 septembre 2008

Gazette

Lundi :

On se souvient que le célèbre intellectuel Pierre Bourdieu, disparu en 2002 et ressuscité de façon tout à fait inattendue en janvier dernier avait déclaré ne pas avoir l'intention de reprendre sa carrière de sociologue, discipline dans laquelle il tenait pourtant le haut du pavé. "J'ai l'impression que cette résurrection est pour moi comme une seconde chance" a-t-il expliqué le mois dernier dans un éditorial des Actes de la Recherche en Sciences Sociales "...et comme une occasion de repartir de zéro. Et puis, pour être franc, j'en ai un peu assez de toutes ces conneries de sociologie".
Malgré ces déclarations, nombreuses sont les personnes à s'être déclarées surprises, voire choquées d'apprendre que Pierre Bourdieu voulait désormais faire carrière comme humoriste.
S'agit-il toutefois d'une volte-face aussi spectaculaire ? Le professeur au Collège de France s'en défend : "Je crois que ce que j'ai toujours voulu, au fond, c'est faire marrer les gens. Seulement avec des titres comme Science de la Science et Réflexivité, je crois qu'on peut dire que je m'y étais mal pris. Et c'est sans doute cela que mes détracteurs ne me pardonnent pas ; même s'il faut admettre que, de ce point de vue, cette décision s'inscrit dans une certaine continuité de mon travail", a-t-il déclaré mardi au magazin V.S.D..
Prochain rendez-vous avec le sociologue le plus drôle de France, comme on le surnomme déjà, lors de la première de son One Man Show sobrement intitulé "Le travail historique de Déshistoricisation" en Juin Prochain.

Mardi :

On a retrouvé ce matin le corps d'un écureuil enterré dans la forêt prés de Lamotte-Beuvron, en Sologne. La macabre découverte porte à huit le nombre d'écureuils morts qu'on a retrouvé enterrés dans cette région habituellement paisible. Même si la gendarmerie ne veut pour le moment écarter aucune piste, l'hypothèse d'une vengeance des noisettes semble se confirmer.

Mercredi :

"Non seulement c'est la première naissance de ce type en captivité depuis plus de vingt ans" a déclaré le directeur du zoo de La Palmyre (Charente-Maritime)
, "...mais l'animal semble manifester une vigueur inaccoutumée", alors que Bambou, jeune panda de deux mois né en captivité aurait déjà manifesté son opposition de principe au moratoire sur la vente d'O.G.M. par de nombreux grognements, et manifesté qu'en cas de proposition du président de la Réublique, il ne refuserait pas un poste de secrétaire d'Etat.

Interrogée sur la question de la participation d'un animal né en captivité au gouvernement, Ségolène Royal s'est déclarée d'accord sur le principe,"...mais à condition que Bambou soit traité avec l'amour dû à un enfant et le respect dû à une éspèce menacée." a précisé la présidente de la Région Poitou-Charentes, avant d'ajouter "Bambou nous donne à tous une leçon : ce n'est pas parce qu'on est né en captivité, qu'on ne peut pas penser librement."

Jeudi :

"Ca peut sembler hors de prix, mais ça me semble proportionné à la rareté d'une telle pièce. " a déclaré aujourd'hui Thierry Pichonneau, de Saint-Maixent-L'Ecole (Deux-Sèvres), aprés avoir cédé pour une somme de 119 000 euros une chips dont les contours évoquent assez précisément ceux du département de la Sarthe.
"I didnt't know this french country known as "Sarthe"" a déclaré l'acquéreur, un collectionneur californien qui s'était déjà fait remarquer l'an dernier en payant au prix fort un flocon d'avoine qui évocait la forme de l'Etat de l'Illinois, "...However, it's a nice piece of chips."

Vendredi :

"Et ta soeur, elle clique à gauche ?" hurla au comble de l'irritation Jean Maisonneuve, retraité décrit par ses proches comme "paisible", à l'adresse de l'assistant qualifié de conservation du patrimoine et des bibliothèques qu'il venait de pousser brutalement dans le vide, du haut d'une des passerelles de la médiathèque José Cabanis, à Toulouse, aprés que celui-ci avait tenté de lui expliquer le maniement du catalogue informatisé de la bibliothèque pour trouver le dernier livre de Max Gallo.




lundi 24 décembre 2007

L'incroyable aventure de Didier Beige (1)

Un matin, au sortir d'un rêve agité, Didier Beige se reveilla métamorphosé en critique littéraire du Masque et la Plume. Cela n'arriva pas de manière subite. Il y avait eu des signes avant-courreurs. La veille au soir, alors qu'il passait à table, et que sa femme lui servait l'habituelle soupe poireaux-pommes de terre, il s'étonna de lui trouver un goût inattendu. Un goût assez frais, vif et alerte. Autant la soupe précédente lui avait paru pesante, fastidieuse et pour tout dire franchement prétentieuse, autant celle-ci était une vériable réussite, un petit bijou d'inventivité. Il y voyait des trouvailles à chaque cuillérée, on ne s'y ennuyait jamais, bref : un régal !
Sa femme l'avait regardé avec des yeux ronds, sans comprendre la litanie de ces commentaires, débités sur un ton mi-plaisant mi-hargneux. "Tu es fatigué"avait-elle conclut "ton travail te pèse. Une bonne nuit de repos te fera le plus grand bien.". Puis elle avait versé les restes de cette soupe dans un tupperware, se demandant si, sans y prendre garde, elle n'avait pas utilisé un ingrédient nouveau, quelque chose qui justifiât une conduite aussi étrange. Ce soir-là, ils avaient regardé la télévision, un reportage sur les riches, un autre sur les gros, et s'étaient couché. Tout semblait normal, l'étrange incident de la soupe poireaux-pommes de terre semblait oublié.

Pourtant, à y mieux regarder, Madame Beige aurait pu se souvenir de quelques incidents similaires. Oh, rien de grave. Rien de bien surprenant, mais quelques signes, qui, additionnés, formaient lesprémisses d'une bien étrange catastrophe. Le dimanche précédent, alors qu'ils assistaient à la messe, monsieur Beige avait émis quelques ricannements, lui si sérieux d'habitude. Et puis il s'était mis à citer Alphonse Allais et Pierre Dac à tout bout de champ et de façon intempestive. Ce n'était plus que villes à la campagne, parti d'en rire et citations approximatives du Journal de Jules Renard.

Mais rien n'aurait pu préparer Madame Beige à ce qu'elle découvrit ce matin là, au réveil de celui qui était son mari depuis plus de trente ans.

a suivre...

samedi 10 novembre 2007

Scandale de la Mort : Dieu s'explique

Voici ce qui devrait normalement se produire :
On ne s'étonnera guère que les soviétiques aient gardé le silence sur leur épatante découverte.

exclusion (5)

La mairie d'Argenteuil (Val d'Oise) a commandé l'installation de plusieurs miradors, pour permettre aux sociétés prestataires de service de sécurité d'exercer leur activité dans des conditions de confort et d'efficacité optimales. L'originalité de ce projet tient à ce que chacun de ces miradors sera l'oeuvre d'un artiste différent, ce qui devrait aider l'édifice à se fondre dans le paysage. Certains argenteuillais, en effet, ne voient pas sans inquiétude s'installer dans leur quartier ces équipements imposants, munis de porte-voix, de projecteurs et d'armes automatiques. "Que voulez vous, c'est laid, mais c'est moins pire qu'une mosquée." déclare par exemple un habitant.
A gauche, les réactions ne se sont pas faites attendre. Ségolène Royal s'est déclarée "inquiète".
"Bien sûr qu'il faut suveiller les clochards et les marginaux, sinon ils aurraient tôt fait de s'installer dans certaines zones du territoire communal, et notament le centre-ville, déclare la présidente de la région Poitou-Charentes, mais cette surveillance ne doit pas s'exercer au détriment d'une ambiance sympa et harmonieuse".

jeudi 18 octobre 2007

Louise de Saujon et Yvette Michaudière : deux vies, une oeuvre.

C'est un fait suffisamment rare pour être souligné que l'amitié entre deux femmes soit à l'origine de deux des œuvres les plus fortes et les plus touchantes qu'a vu éclore un monde littéraire habituellement plus prodigue en vacheries savantes et délicates perfidies qu'en nobles sentiments. De fait, l'amitié est au cœur des œuvres croisées de Yvette Michaudière et Louise de Saujon (respectivement 1864-1911 et 1966-1910).

Nées dans deux familles voisines de la petite bourgeoisie provençale, les deux fillettes deviennent amies très tôt et ce malgré la différence d'âge. Elles grandissent dans le cadre champêtre du midi d'Alphonse Daudet et fréquentent la même école communale. Elles ont l'habitude de se retrouver dans une bergerie abandonnée. C'est là, dans une solitude partagée au cœur des senteurs de thym et de bruyère, qu'elles composeront les onze premiers cahiers de leurs poèmes, récemment édités. Ces poésies, fraîches et naïves, aux rimes simples et à la métrique scolaire, exaltent le sentiment d'amitié et la vie dans la nature.

Très vite, leur instituteur remarque leur don pour l'écriture et les encourage à travailler. Yvette et Louise vont ainsi bâtir une première œuvre, les Promenades, publiées en plaquette à l'automne 1880. Les Lettres Provençales salueront entre elles un "(...) duo touchant et sincère, salutaire en ces temps de byzantinisme frôlant l'exaspération..". Encouragées par ce succès critique, elles donneront en 1882 les Nouvelles promenades, publiées par la suite avec le premier volet et une préface de leur instituteur. C'est la consécration : alors que la gloire de Rimbaud n'est pas encore parvenue dans le midi, le poète Frédéric Mistral parle de Louise et d'Yvette comme des "Filles de Malherbe et d'André Chénier".

Les promenades seront rééditées 6 fois entre 1882 et 1889, années durant lesquelles leurs œuvres vont se singulariser et prendre leur autonomie sans cesser de se répondre l'une à l'autre.
En 1884, Louise publie En arpentant les deux Versants, recueil où elle mêle aux thèmes habituels la découverte d'une sensualité panthéiste, où l'amour de la nature et des grands espaces rejoint l'exaltation de la féminité.

Presque simultanément Yvette publie le Berger aux Yeux verts, court récit d'une passion amoureuse aux accents arcadien. Louise, à son tour, publiera un récit de ce type en faisant évoluer le personnage masculin vers un archétype quasi mystique. Ce sera Mon Faune, publié en 1885. Yvette y répondra par deux textes courts publiés dans des revues : Remarques à ma bonne Amie concernant le Sentiment d'Amitié et un texte satirique sur les hommes en amour : Le Bouc.

En quête d'un nouveau souffle, Yvette s'attaque alors à une série d'études consacrée à la littérature contemporaine, les Ecrivains de mon Temps, où elle prend ses distances avec la veine néo-pastorale alors en vogue. La première étude est naturellement consacrée à Louise, "exemple typique" écrit Yvette "des plus charmantes réussites d'un genre, hélas, suranné et que ne sauraient plus pratiquer que des individus esthétiquement rétrogrades."

Malgré un grand succès lié à une de ces polémique oiseuse dont le monde littéraire est friand et de laquelle Yvette aura pris soin de se démarquer , il ne sera pas donné de suite à cette étude et les écrivains de mon temps s'arrêteront au premier volume. Quel dommage ! On rêve des volumes exquis qu'Yvette aurait pu pondre sur d'autres plumes en vue. Que seraient devenues des figures, aujourd'hui inébranlables et inattaquables, un Moréas, Un Raoul Ponchon, Un Jean Richepin, sous la pointe sèche de notre Yvette Michaudière ?

Pendant ce temps, Louise n'a pas chômé. Elle s'est attelée à un grand chantier : rien moins que la définition d'une "voix féminine en littérature". Il s'agit de délimiter, dans le monde, les thèmes spécifiquement féminins et de tenter de les fondre dans ce qui serait "l'expression littéraire de la femme". Louise choisit de commencer par trois thèmes : L'amitié, la Religion et -plus surprenant- la mode. Pour ce travail qui devait être à Louise ce que le Génie du Christianisme fut à Chateaubriand, Louise s'enferma plusieurs mois à la Bibliothèque des Clarisses à Marseille et accumula une documentation énorme. Les brouillons, notes et nombreux carnets datant de cette époque montrent l'étendue quasi infinie de la curiosité de notre auteur : antiquité grecque, hébraïque ou Egyptienne, Mille et une Nuits, récits de voyage aux Amériques, règles monastiques, médecine chaldéenne ou poésie Lyonnaise, tout y passe. Amitié, Religion, mode, à chaque fois sont étudiées, décortiquées, assimilées. Ce matériau cyclopéen aurait pu accoucher d'un pensum barbant, comme on voit à tous les siècles depuis que Rabelais railla les Sorbonnards, mais c'était sans compter la finesse de Louise, qui décida de ne pas accumuler ce savoir pour le restituer mais de le suggérer, d'une manière déjà très orientale, dans un seul trait qui esquisse la recherche et éveille, chez le lecteur, le désir de savoir.
Cela donnera la très ironique Epître aux Femmes de Lettres sur leur Manière de s'habiller, publiée en 1887.

Il n'en faut pas plus à Yvette pour se lancer à son tour, tenter d'occuper aussi ce domaine, par cette merveille d'émulation, cet aiguillon de curiosité et de fierté réciproque qui, toujours, pousse les deux femmes. Elle publie ses Questions d'Élégance, Vol. 1: la Grâce et Vol.2 : les Grosses, qui reprennent et prolongent la réflexion lancée par Louise, sans pour autant abandonner l'ironie qui en fait le charme.

Mais, si durant ces années le ton s'est affermi de part et d'autre, le succès, lui, n'a cessé de s'effriter; c'est pourquoi Louise, cherchant à renouer avec le style de ses débuts et à profiter de la vague japonisante alors en cours délaisse l'essai pour retourner à la poésie. Ce sera, en 1891, les Haïkus Provençaux, où la délicatesse du style le dispute à la subtilité de la pensée.
(Après la mort de Louise, Yvette parlera de "Minauderies obscènes, au propos aussi ténu que le style en est roide") Quoique daté, ce texte offre un exemple unique de rencontre inattendue entre deux identités. On citera par exemple le texte suivant :

"Le romarin sur les récifs
Est arrosé par les vagues.
Pour quelle bouillabaisse ?"

Ou encore :

"Les moutons de l'alpage
broutent parfois la lavande.
Tricot parfumé."

Malheureusement, le public ne se retrouve pas dans ce métissage poétique et la majorité des exemplaires restent, à ce jour, invendus.

De son côté aussi, Yvette cherche à se renouveler ; mais c'est du côté du théâtre et du music hall qu'elle se tourne, donnant dans un comique facile où l'on peine à reconnaître l'adolescente des Promenades. Le succès, néanmoins est au rendez-vous. Sa chanson la Morue, interprétée par le tout jeune Maurice Chevalier est sur toutes les bouches. "La morue, c'est comme le thon / ça vous gâte une bouillabaisse / mieux vaut une bonne digestion / qu'une trop grasse poétesse".
Ses deux pièces "la Rombière fait des vers" (1896) et "La Geisha des bergeries" (1897) sont reprises jusqu'en 1902.

peinant à renouer avec le succès, Louise décide de fonder une revue, les Arômes nouveaux, où elle présente de jeunes auteurs. Le tout jeune Paul Valéry y fait ses premières armes. Elle s'entoure de la jeune génération des poètes méridionaux, on se presse dans son salon. Galvanisée par ce succès, elle monte à Paris et ouvre un salon. Sa -brève- liaison avec Mallarmé (dont celui-ci n'a jamais reconnu l'existence) lui ouvre des horizons nouveaux. C'est de cette époque que datent ses essais de poésie symboliste, hélas perdus, sauf un, conservé par Yvette et publié après sa mort : le fameux Remémoration d'une détumescence, introuvable aujourd'hui et dont nous reproduisons ici la première strophe.

Accablante arcaison, l'Unique du pubis
( jadis se dressât-il ) clair en sa moite pente
Masque la désignation de tes pieds, Amante
Le pénien flaccide, las ! on mange son pain bis...
le membre infère un doute :" ah, dieu, est-on un homme ?"
Oblique interrogé, du canule au scrotum.

Notons toutefois q'une querelle juridique oppose aujourd'hui les héritiers De Saujon aux ayant droits de ce poème, dont ils contestent l'authenticité.

A son tour, Yvette monte à Paris. Elle s'installe à Montparnasse (Louise est à Montmartre) et lance à son tour une revue : les Bergers de Paris, sans parvenir à publier les jeunes auteurs, dont elle se voulait pourtant la marraine. Les femmes de la bourgeoisie, en revanche, sont heureuses de disposer d'une tribune. A défaut de jeunes pousses, elle y publie donc des poétesses mûres et connaît un certain plébiscite. Le numéro spécial "Noisetiers, Framboisiers et autres Souplesses poétiques" installe définitivement la revue comme tribune poétique des Antidreyfusardes. Cette situation inspire à Louise, tardivement ralliée au camp des Dreyfusards, le sujet d'un pamphlet intitulé "la Maquerelle des Lettres et les Matrones de la Vertu, ou, Quand le Conformisme esthétique engendre l'Insanité morale ". Aussitôt, Yvette réplique dans un cinglant libelle : la Pute de Montmartre. Cette fois la rupture est consommée.

Elle coïncide pour les deux femmes de lettres avec une période de tarissement de l'inspiration. Yvette supervise l'édition de ses œuvres de jeunesse, dont elle exclut les Promenades et les Nouvelles Promenades. Elle donne en revanche un texte inédit de cette période, écrit dans un style étonnant de maturité et dont on comprend qu'elle n'ait pas osé le publier à l'époque. Ce sera le Berger inverti(1907), qui fait scandale.
A son tour, Louise exhume du tiroir où l'avait confiné l'oubli un texte qui tranche, tant par la forme que par le thème abordé, avec ceux de sa jeunesse, mais leur serait strictement contemporain : c'est le Faune Bestial (1908),qui évoque les amours contre-natures d'un berger et d'une truie.
La mort accidentelle de Louise, en 1910, qui tombe, ivre, de sa fenêtre de Montmartre en essayant d'attirer l'attention d'un touriste anglais qu'elle avait pris pour Guillaume Appolinaire, plongea Yvette dans une sorte de torpeur hébétée. Elle mourra à son tour, quelques mois plus tard, sans avoir prononcé d'autres mots que, dans son dernier souffle :"Louise, c'est mon plumier". Yvette meurt le 13 janvier 1911. A cette date, Paul Léautaud inscrit dans son journal "On va enfin pouvoir s'entendre." "Les harengères se sont tues. "note Jules Renard dans le sien.
En 1922, les compagnons des deux femmes de lettres publieront un ouvragede souvenirs communs, intitulé : nos Parties de belotte.

dimanche 30 septembre 2007

Nettoyer la poubelle, d'accord. Mais où jeter les détritus collectés lors de cette opération ?

mercredi 26 septembre 2007

Notre esprit accepte sans difficulté l'idée de Liquide Vaisselle ; celle de Vaisselle Liquide, en revanche, est plus problématique.